Russe 
(KOI8-R) Anglais

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Jean-Pierre Alibert, 1820-1905.

Projet

Film documentaire sur une épopée historique

SOUS LE CHARME DE LA SIBERIE
(Un voyage au Mont Botogol d'hier à aujourd'hui)

Idée: Alexander Vasilyev
Scénario et réalisateur: Elena Zommer
Caméra: Eduard Zommer
Musique: Kitti Louis
Expédition au Mont Botogol: Alexander Vasilyev
Soutien en France: Daniel, Rolande et Sabine Leclerc
Producteurs: Tania Lozansky (Etats Unis), Kirill Voloshin (Russie)


Résumé

Nous souhaitons conter une histoire qui se déroule sur plus d'un siècle, à travers la France, la Russie, l'Allemagne, l'Angleterre...

Jean-Pierre Alibert naquit en France en 1820. Ce jeune homme, pragmatique de nature et au fond rêveur, a su combattre les forces extrêmes de la nature sibérienne et acquérir une renommée internationale en découvrant au milieu du XIXème siècle les fameuses mines de graphite russes. Alibert était un marchand, un mineur mais avant tout un rêveur intrépide. Il fût adulé par les villageois sibériens et admiré à travers l'Europe. Ses découvertes furent unanimement reconnues, notamment par le Comte Muraviev-Amursky et par l'élite scientifique et artistique de St-Petersbourg.

Alibert était un personnage hors du commun, comme l'atteste l'un de ses contemporains dans cet article paru dans Le Figaro du 22 Août 1884: "La vie d'Alibert est des plus extraordinaires que nous puissions imaginer. Son nom pourrait très bien figurer parmi ceux des personnages de Jules Verne et Boussenard". Aussi, ce n'est certainement pas par hasard que cet article fût intitulé "Roman d'un chercheur d'or".
La vie d'Alibert fût donc riche en aventures merveilleuses et fantastiques, et sa passion pour la Sibérie, qui l'anima tout au cours de sa vie, fut sans conteste digne des plus grandes idylles. Cependant, Alibert n'était pas un simple rêveur, il était également ambitieux et énergique. Pour autant, il était animé par le désir d'aider les gens au nom du progrès.

"Le graphite Alibert", "Le crayon Alibert" devinrent des noms familiers dans les milieux européens de l'ingénierie, de l'architecture et de l'art de la seconde moitié du XIXème siècle. Ces objets ainsi que beaucoup d'autres recueillis par Alibert tout au long de sa vie en Sibérie et en Russie Orientale, sont de nos jours exposés au musée de Riom, sa ville natale. Par ailleurs, un village de montagne français possède toujours la réplique d'une mine d'Alibert située à Mariinsky, Mont Botogol, dans la chaîne de montagnes Sayan.
Le musée de l'usine Faber-Castell, en Allemagne, a conservé des exemplaires d'objets fabriqués à partir du graphite de Sibérie découvert par Alibert. Ces objets ont été minutieusement inventoriés et il est désormais possible de les voir dans ce musée. Toutefois, ces expositions n'évoquent que de façon très lointaine le monde dans lequel Alibert a évolué.
En Sibérie, il n'était pas Jean-Pierre mais Ivan Petrovitch. En Sibérie, où il a connu le désespoir et le bonheur, il reste encore des traces de son épopée. Sur le Mont Botogol, les murs de pierres érigés pour protéger la mine des ouragans sont toujours là. On peut aussi observer une partie de la carrière en haut de la montagne. Ou bien encore, trouver d'énormes clous qui servaient à rattacher de confortables demeures aux tertres de graphites.

Durant la journée, Ivan Petrovitch triait lui-même le graphite qui était ensuite envoyé aux usines A.W. Faber. La nuit, à 2210 mètres d'altitude, il étudiait le ciel et les étoiles au-dessus des Sayans. De nos jours, il est toujours aussi difficile qu'autrefois d'atteindre le Mont Botogol, et la beauté sauvage qu'Alibert a connue est restée intacte. Les yacks aux poils longs errent encore dans la vallée au pied du Mont Botogol, et les villageois ne cessent de conter la légende d'un généreux et courageux étranger.

Proposition de tournage

L'histoire d'Alibert sera racontée au travers des lieux clefs de sa vie. En Angleterre, où il apprit les principes fondamentaux du commerce; dans la ville finlandaise de Tavasutt (aujourd'hui Hammelinna), où il fut accepté dans la société des Marchands du Premier Ordre; à St-Petersbourg, où il créa un négoce de fourrure qui ensuite le mena en Sibérie et à Irkutsk.
Alibert passa plusieurs années de sa vie dans les Sayans, de la vallée de Irkutsk jusqu'à la frontière mongole. Il fit transporter le graphite à l'aide de bâteaux qui descendaient les fleuves sibériens jusqu'à l'océan Pacifique, l'océan Indien, la mer Baltique et Nuremberg. Après son retour en France, Alibert fut pris de mélancolie pour ces montagnes. Cette mélancolie, ajoutée aux rhumatismes développés suite à d'extrêmes conditions climatiques en Sibérie, le poussèrent à s'installer en Auvergne.

A ces différents lieux, s'ajouteront des illustrations dessinées par Alibert au cours de sa vie. La majeure partie du documentaire s'attachera à décrire l'expérience d'Alibert en Sibérie.

Elena Zommer, Baikalsk, Russia.

Les membres de l'équipe

Alexander Vasilyev.
Alexander est un géologue et mineur sibérien. Il est à l'origine de la reconstruction de la mine d'Alibert dans les Sayans il y a quelques années et il a déjà organisé plusieurs expéditions dans cette région. Pour anecdote, des photographies d'archives ont mis en évidence l'étrange ressemblance entre Alexander et Alibert.

Elena et Eduard Zommer.
Elena et Eduard sont mari et femme et ils viennent de la région de Irkutsk en Sibérie. Elena est d'une formation littéraire et a écrit plusieurs livres de poéie. Durant ces trois dernières années elle a recherché des documents sur la vie d'Alibert dans les archives de St-Petersbourg et Irkutsk. Eduard a, quant à lui, une longue carrière cinématographique. Il a travaillé pour Lenfilm, première maison de production russe, et pour les studios East-Siberian depuis plus de 40 ans. A ce jour, Eduard a filmé plus de 30 documentaires, la majorité ayant pour thème la Sibérie.

Kirill Voloshin et Tania Lozansky.
Egalement mari et femme, Kirill et Tania ont travaillés sur de nombreux projets de marketing et de promotion des régions sauvages et protégées de la Russie. Le groupe de rock de Kirill -Kitti Louis- a déjà écrit la musique de ce documentaire. Quant à Tania, elle possède une solide expérience de développement d'entreprises. Actuellement, elle poursuit de hautes études de commerce au MBA de l'université de Stanford, Californie.


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Date dernière modification Septembre 22, 1999.