Idée: Alexander Vasilyev
Scénario et réalisateur: Elena Zommer
Caméra: Eduard Zommer
Musique:
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Expédition au Mont Botogol: Alexander Vasilyev
Soutien en France: Daniel, Rolande et Sabine Leclerc
Producteurs: Tania
Lozansky (Etats Unis), Kirill
Voloshin (Russie)
Nous souhaitons conter une histoire qui se déroule sur plus d'un siècle, à travers la France, la Russie, l'Allemagne, l'Angleterre...
Jean-Pierre Alibert naquit en France en 1820. Ce jeune homme,
pragmatique de nature et au fond rêveur, a su combattre les
forces extrêmes de la nature sibérienne et
acquérir une renommée internationale en
découvrant au milieu du XIXème siècle les
fameuses mines de graphite russes. Alibert était un marchand,
un mineur mais avant tout un rêveur intrépide. Il
fût adulé par les villageois sibériens et
admiré à travers l'Europe. Ses découvertes
furent unanimement reconnues, notamment par le Comte
Muraviev-Amursky et par l'élite scientifique et artistique de
St-Petersbourg.
Alibert était un personnage hors du commun, comme l'atteste
l'un de ses contemporains dans cet article paru dans Le
Figaro du 22 Août 1884: "La vie d'Alibert est des
plus extraordinaires que nous puissions imaginer. Son nom pourrait
très bien figurer parmi ceux des personnages de Jules Verne
et Boussenard". Aussi, ce n'est certainement pas par hasard que
cet article fût intitulé "Roman d'un chercheur
d'or".
La vie d'Alibert fût donc riche en aventures merveilleuses et
fantastiques, et sa passion pour la Sibérie, qui l'anima tout
au cours de sa vie, fut sans conteste digne des plus grandes
idylles. Cependant, Alibert n'était pas un simple
rêveur, il était également ambitieux et
énergique. Pour autant, il était animé par le
désir d'aider les gens au nom du progrès.
"Le graphite Alibert", "Le crayon Alibert"
devinrent des noms familiers dans les milieux européens de
l'ingénierie, de l'architecture et de l'art de la seconde
moitié du XIXème siècle. Ces objets ainsi que
beaucoup d'autres recueillis par Alibert tout au long de sa vie en
Sibérie et en Russie Orientale, sont de nos jours
exposés au musée de Riom, sa ville natale. Par
ailleurs, un village de montagne français possède
toujours la réplique d'une mine d'Alibert située
à Mariinsky, Mont Botogol, dans la chaîne de montagnes
Sayan.
Le musée de l'usine Faber-Castell, en Allemagne, a
conservé des exemplaires d'objets fabriqués à
partir du graphite de Sibérie découvert par
Alibert. Ces objets ont été minutieusement
inventoriés et il est désormais possible de les voir
dans ce musée. Toutefois, ces expositions n'évoquent
que de façon très lointaine le monde dans lequel
Alibert a évolué.
En Sibérie, il n'était pas Jean-Pierre mais Ivan
Petrovitch. En Sibérie, où il a connu le
désespoir et le bonheur, il reste encore des traces de son
épopée. Sur le Mont Botogol, les murs de pierres
érigés pour protéger la mine des ouragans sont
toujours là. On peut aussi observer une partie de la
carrière en haut de la montagne. Ou bien encore, trouver
d'énormes clous qui servaient à rattacher de
confortables demeures aux tertres de graphites.
Durant la journée, Ivan Petrovitch triait lui-même le graphite qui était ensuite envoyé aux usines A.W. Faber. La nuit, à 2210 mètres d'altitude, il étudiait le ciel et les étoiles au-dessus des Sayans. De nos jours, il est toujours aussi difficile qu'autrefois d'atteindre le Mont Botogol, et la beauté sauvage qu'Alibert a connue est restée intacte. Les yacks aux poils longs errent encore dans la vallée au pied du Mont Botogol, et les villageois ne cessent de conter la légende d'un généreux et courageux étranger.
L'histoire d'Alibert sera racontée au travers des lieux
clefs de sa vie. En Angleterre, où il apprit les principes
fondamentaux du commerce; dans la ville finlandaise de Tavasutt
(aujourd'hui Hammelinna), où il fut accepté dans la
société des Marchands du Premier Ordre; à
St-Petersbourg, où il créa un négoce de
fourrure qui ensuite le mena en Sibérie et à
Irkutsk.
Alibert passa plusieurs années de sa vie dans les Sayans, de
la vallée de Irkutsk jusqu'à la frontière
mongole. Il fit transporter le graphite à l'aide de
bâteaux qui descendaient les fleuves sibériens
jusqu'à l'océan Pacifique, l'océan Indien, la
mer Baltique et Nuremberg. Après son retour en France,
Alibert fut pris de mélancolie pour ces montagnes. Cette
mélancolie, ajoutée aux rhumatismes
développés suite à d'extrêmes conditions
climatiques en Sibérie, le poussèrent à
s'installer en Auvergne.
A ces différents lieux, s'ajouteront des illustrations dessinées par Alibert au cours de sa vie. La majeure partie du documentaire s'attachera à décrire l'expérience d'Alibert en Sibérie.
Ce documentaire mettra également en avant des valeurs qui sont restées très importantes de nos jours, telles que la coopération internationale, l'ouverture sur le monde extérieur, l'importance des principes commerciaux fondés sur des valeurs éthiques et morales.
Elena Zommer, Baikalsk, Russia.
Alexander Vasilyev.
Alexander est un géologue et mineur sibérien. Il est
à l'origine de la reconstruction de la mine d'Alibert dans
les Sayans il y a quelques années et il a déjà
organisé plusieurs expéditions dans cette
région. Pour anecdote, des photographies d'archives ont mis
en évidence l'étrange ressemblance entre Alexander et
Alibert.
Elena et Eduard Zommer.
Elena et Eduard sont mari et femme et ils viennent de la
région de Irkutsk en Sibérie. Elena est d'une
formation littéraire et a écrit plusieurs livres de
poéie. Durant ces trois dernières années elle a
recherché des documents sur la vie d'Alibert dans les
archives de St-Petersbourg et Irkutsk. Eduard a, quant à lui,
une longue carrière cinématographique. Il a
travaillé pour Lenfilm, première maison de production
russe, et pour les studios East-Siberian depuis plus de 40 ans. A ce
jour, Eduard a filmé plus de 30 documentaires, la
majorité ayant pour thème la Sibérie.
Kirill Voloshin
et Tania
Lozansky.
Egalement mari et femme, Kirill et Tania ont travaillés sur
de nombreux projets de marketing et de promotion des régions
sauvages et protégées de la Russie. Le groupe de rock
de Kirill -Kitti Louis- a déjà écrit la musique
de ce documentaire. Quant à Tania, elle possède une
solide expérience de développement
d'entreprises. Actuellement, elle poursuit de hautes études
de commerce au MBA de l'université de Stanford, Californie.
Date dernière modification Septembre 22, 1999.